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Avant/après : ce que la loi interdit aux influenceurs d’esthétique

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Une grille avant/après et un code promo en bio : le format est devenu un genre à part entière sur Instagram et TikTok. En France, pourtant, ce type de contenu est désormais interdit. L’article 4 de la loi du 9 juin 2023 sur l’influence commerciale bannit la promotion des actes à visée esthétique. Trois ans plus tard, les publications continuent pourtant de défiler.

Pourquoi parle-t-on d’interdiction et non d’encadrement ?

L’essentiel de la loi de 2023 repose sur la transparence. Un partenariat doit porter la mention « Publicité » ou « Collaboration commerciale », une photo retouchée doit être signalée comme telle, un contrat écrit est exigé au-delà d’un certain montant.

L’article 4 fonctionne autrement. Il vise « toute promotion, directe ou indirecte » des actes, procédés, techniques et méthodes à visée esthétique réservés aux professionnels de santé. La sanction annoncée est de deux ans d'emprisonnement et 300 000 euros d’amende.

Pourquoi la règle vise-t-elle l’influenceur plutôt que la clinique ?

Parce que la loi s’adresse aux personnes qui exercent une activité d’influence commerciale. Les cliniques françaises n’ont pas davantage le droit de faire de la publicité pour leur activité de chirurgie esthétique, interdiction qui date de 2002. Les acteurs les moins contraints sont ceux qui sont plus éloignés. Tapez greffe de cheveux Turquie et vous verrez des contenus sponsorisés et de témoignages vidéo, dont une bonne partie serait illicite en France.

« À titre onéreux »

La défense la plus répandue tient en une phrase : « ce n’est pas un partenariat, je partage mon expérience ». L’argument est plus fragile qu’il n’y paraît. La loi qualifie d’influenceur celui qui mobilise sa notoriété à titre onéreux. Une intervention offerte contre un reportage, un vol et un hôtel pris en charge, un lien affilié qui rapporte quelques dizaines d’euros par conversion : tout cela entre dans la définition.

La DGCCRF, elle, a contrôlé 280 influenceurs en 2025 et engagé des suites correctives ou répressives à l’encontre de 46 % d’entre eux.

Reste que des milliers de comptes publient chaque mois des contenus qui ressemblent à des témoignages et fonctionnent comme des publicités. Les stories disparaissent en vingt-quatre heures, ce qui complique la constitution d’une preuve.

Questions fréquentes

Un influenceur peut-il parler de sa propre opération ?

Raconter un parcours personnel sans contrepartie ne relève pas de l’influence commerciale. La frontière se déplace dès qu’apparaissent un lien de réservation ou la mise en avant répétée d’un établissement identifiable.

La loi s’applique-t-elle à une clinique installée hors de France ?

Une clinique hors Union européenne échappe largement au dispositif, ce qui n’exonère en rien le créateur français qui relaie son offre.

Que risque concrètement un créateur ?

Deux ans d'emprisonnement et 300 000 euros d’amende sont le plafond théorique. En pratique, la répression des fraudes procède surtout par avertissements et injonctions de mise en conformité.

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ousurfer

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale


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