Le budget vacances d’été des Français retombe à son plus bas niveau depuis plusieurs années. Selon une étude CSA Research réalisée pour Cofidis, les ménages qui partent cet été prévoient de dépenser en moyenne 1 748 euros, soit 287 euros de moins qu’en 2025. Un repli qui s’explique moins par une baisse d’envie de vacances que par un ajustement forcé des budgets face à la hausse des prix.
Un taux de départ stable, mais des arbitrages financiers serrés
D’après cette enquête menée en ligne du 5 au 7 mai 2026 auprès de 1 010 personnes représentatives de la population française majeure, 62 % des Français prévoient de partir en vacances cet été, un taux stable par rapport à l’an dernier. Mais derrière cette stabilité apparente, les arbitrages se durcissent : 70 % des futurs vacanciers déclarent devoir restreindre leur budget pour concrétiser leur départ, et 89 % estiment que les prix ont augmenté depuis leurs dernières vacances.
Du côté de ceux qui resteront chez eux, la raison est avant tout financière : 52 % des non-partants invoquent un manque de moyens comme motif principal, loin devant les contraintes professionnelles ou familiales.
- Budget moyen 2026 : 1 748 €, en baisse de 287 € par rapport à 2025
- 70 % des vacanciers doivent restreindre leur budget pour partir
- 52 % des non-partants citent un manque de moyens financiers
- 84 % des catégories aisées partent, contre 58 % des catégories modestes
Le carburant et les prix, principaux facteurs de restriction
L’étude identifie deux leviers majeurs derrière ces arbitrages. D’abord la hausse des carburants, qui touche 71 % des vacanciers : 64 % d’entre eux affirment qu’elle influence directement le choix de leur destination, et 61 % envisagent des séjours plus proches de leur domicile qu’à l’accoutumée. Ensuite, la hausse générale des prix, citée par 65 % des répondants, en progression de 9 points par rapport à la précédente édition de l’enquête.
Conséquence directe sur les modes de financement : si 42 % des vacanciers puisent simplement dans leur budget courant, 21 % jugent désormais le crédit à la consommation utile pour financer leur séjour, une proportion en hausse de 2 points. Ce recours au crédit grimpe même à 47 % chez les moins de 35 ans et à 56 % chez les étudiants, deux catégories particulièrement exposées à la contrainte budgétaire.
Un écart social qui se creuse
L’enquête met aussi en lumière une inégalité persistante face aux vacances : 84 % des catégories aisées prévoient de partir cet été, contre seulement 58 % des catégories modestes, soit un écart de 26 points. Cette fracture, déjà connue les années précédentes, semble se maintenir malgré la stabilité globale du taux de départ. Pour approfondir les tendances de consommation et de pouvoir d’achat, direction nos rubriques économie et finance et tourisme et voyage, ou plus largement notre espace vie pratique et société.
Questions fréquentes
Combien les Français comptent-ils dépenser pour leurs vacances d’été ?
Le budget moyen prévu s’élève à 1 748 euros par foyer partant, soit 287 euros de moins qu’en 2025 et le niveau le plus bas enregistré depuis 2022, selon l’étude CSA Research pour Cofidis.
Pourquoi certains Français ne partent-ils pas en vacances cette année ?
52 % des non-partants citent en premier lieu un manque de moyens financiers, la hausse générale des prix et celle des carburants pesant particulièrement sur les arbitrages budgétaires des ménages.
Le recours au crédit pour financer les vacances augmente-t-il ?
Oui : 21 % des vacanciers jugent le crédit à la consommation utile pour financer leur départ, une part qui grimpe à 47 % chez les moins de 35 ans et 56 % chez les étudiants.
Sources
Cofidis — Budget vacances d’été des Français 2026 (étude CSA Research)
Partners Finances — Vacances estivales 2026, un effort financier pour 7 Français sur 10
MTM News — Pouvoir d’achat été 2026, les arbitrages vacances des Français
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